Comment cultiver l’empathie dans un monde où toutes les vies ne semblent pas avoir la même valeur? Comment comprendre les rapports de pouvoir qui façonnent l’ordre mondial et influencent notre regard sur les autres peuples? Et comment construire des solidarités qui ne reproduisent pas les inégalités qu’elles prétendent combattre?
À partir de ses livres Ce que le monde méprise et Perdre le Sud, Maïka Sondarjee nous invite à déplacer notre regard sur le monde, à questionner les hiérarchies qui le structurent et à reconnaître les réalités trop souvent invisibilisées.
Cette rencontre sera l’occasion de discuter de notre rapport à l’altérité, de la décolonisation de la solidarité internationale et des façons de repenser nos engagements à la lumière des rapports de pouvoir qui traversent nos sociétés. Comment passer d’une solidarité qui prétend agir pour les autres à des solidarités qui se construisent avec les peuples concernés, dans le respect de leurs voix, de leurs savoirs et de leur capacité d’agir?
Parce que partager un monde ne signifie pas en vivre les mêmes réalités, comment apprendre à mieux comprendre nos interdépendances et à faire de nos solidarités une force de résistance et de transformation?
Un espace de dialogue pour questionner nos certitudes, confronter nos perspectives et réfléchir ensemble aux conditions d’un avenir véritablement commun.
Quand: samedi 7 novembre à 14h
Où: Salle Blais-Léonard, Hôtel Rimouski
Animation: Sarah Charland-Faucher
Activité gratuite
À propos de l’autrice
Maïka Sondarjee est professeure agrégée à l’École de développement international et mondialisation de l’Université d’Ottawa. Elle est l’autrice de Perdre le Sud (Écosociété, 2020) et de Tu viens d’où (Lux, 2024) et collaboratrice régulière au quotidien Le Devoir, à LCN et à Radio-Canada. Ce que le monde méprise, Chroniques sur la mort de l’empathie et de l’ordre mondial (Somme toute Le Devoir, 2026) est le premier recueil de ses chroniques publiés dans Le Devoir depuis 2020 accompagnées de quelques textes inédits.

